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Petites histoires Mécaniques

Dans cette page nous vous proposons la lecture d’histoires médicales survenues chez certains confrères pratiquant la médecine mécanique.
Ces histoires sont des cas médicaux  illustrant la diversité de notre pratique médicale, la médecine mécanique ne s’occupe pas que des cervicalgies, des lombalgies banales ou des entorses.

*Tête du péroné
*Douleur d’oreille
*Douleur épigastrique
*Douleur urétrale
*Vertiges
*Pneumothorax
*Talalgie
*Céphalées
*Une douleur peut en cacher une autre
*Hanche douloureuse
*Plein le dos

 

Tête du péroné

tête du péronéUne jeune fille, étudiante en faculté de sport est amenée par son père pour une douleur de la face externe du genou gauche, survenue il y a 3 mois suite à un entrainement de saut en longueur. Elle marche avec deux béquilles, ne pouvant poser le pied au sol.

Elle a passé des radios et un scanner qui n’ont rien révélé de pathologique, a pris plusieurs traitements anti-inflammatoires, fait 70 séances de kinésithérapies mais la douleur devenue invalidante persiste.

Je l’examine et constate que c’est une douleur de la tête du péroné, et que sa cheville gauche est limitée en flexion-extension du à un grippage provoquant un dysfonctionnement péronéotibial.

Je lui dégrippe la cheville selon les techniques de Pécunia, ainsi que la tête du péroné. Et je lui demande de faire quelques pas. Son père est très étonné de la voir marcher sans douleur.

Elle repassera une semaine après pour vérifier son état et refaire un petit geste thérapeutique.

Depuis la jeune fille est devenue professeur d’éducation physique.

Douleur d’oreille

otalgieUn patient consulte pour une douleur de l’oreille droite survenue il y a 2 mois, 24h après un voyage en avion. Il a consulté son médecin traitant et deux ORL qui lui ont prescrit des traitements locaux (gouttes auriculaires) et des antibiotiques par voie buccale associés à de la cortisone. Rien ne l’a soulagé.

Après l’avoir interrogé, je l’examine : l’oreille (conduit auditif et tympan) n’a aucune anomalie, la gorge est propre sans infection, il n’a pas de ganglion. Mais en lui palpant le cou je réveille une douleur. Cette zone douloureuse est le muscle Sterno Cléido Mastoïdien (muscle du cou allant de la mastoïde à la clavicule). Le muscle est spasmé suite à un grippage de la charnière Occiput-C1-C2.

Un dégrippage de la charnière selon la technique de Pécunia lève immédiatement le spasme et soulage le patient qui en se relevant a cette phrase étonnante : « c’était si simple ».

Douleur épigastrique

Un confrère gastro-entérologue vient me voir pour des douleurs du creux épigastrique ayant débuté il y a plusieurs mois. Il a l’impression d’une compression épigastrique, avec une gêne lorsqu’il avale ses aliments.

La fibroscopie gastrique ne montre aucune lésion gastro-œsophagienne, l’IRM est normal ainsi que l’ECG. Devant l’absence de diagnostic de gastro-entérologue il a pensé que cela pouvait provenir de son dos et vient donc me consulter.

A l’examen je lui trouve effectivement un grippage de la région D4-D5 et le dégrippe selon la technique de Pécunia.

La douleur compressive est immédiatement levée et se confrère me rappellera la semaine suivante pour m’informer qu’il ne ressentait plus aucune gêne.

Douleur urétrale

douleur pelvienneUne patiente de 60 ans vient consulter un matin de bonne heure pour une douleur urétrale intense avec brûlures mictionnelles, l’empêchant de dormir. Cette symptomatologie est apparue après 48 heures de jardinage intensif, elle est accompagnée d’une lombalgie qui est pour la patiente secondaire en intensité.

A l’examen clinique l’abdomen est souple non douloureux, mais la charnière dorso-lombaire est grippée. Comme elle n’a aucun antécédent urinaire, je lui explique qu’il est fort probable que ses douleurs urinaires aient une origine rachidienne.

Je lui propose de pratiquer un dégrippage de son rachis selon la technique de Pécunia et je lui prescris une analyse d’urine à faire si dans l’après-midi la symptomatologie urinaire est toujours présente.

La patiente m’a rappelé téléphoniquement en début d’après-midi pour me remercier, elle ne ressentait plus aucune douleur.

Vertiges

Une patiente professeur d’université vient consulter pour des vertiges intenses apparus ce matin au lever, déclenchés par le moindre mouvement.

Les tests ORL et neurologiques sont normaux, l’examen clinique montre une diminution modérée de la mobilité de la tête, provoquant les vertiges et à la palpation je lui trouve un grippage occiput-c1-c2. Je lui propose de faire un dégrippage selon la technique de Pécunia de sa charnière occiput-c1-c2.

Ce qui a fait disparaitre immédiatement les vertiges positionnels et lui a permis d’aller faire son cours.

 

Pneumothorax

Un jeune patient de 28 ans travaillant sur un chantier, a ressenti lors d’une rotation du haut du corps avec une charge dans les bras, une douleur dorsale aiguë lui coupant le souffle.

Il va consulter un ostéopathe exerçant à proximité du chantier. Celui-ci, lui conseille de se rendre au plus vite au service des urgences puisqu’il a un pneumothorax. Perplexe, le jeune homme ayant déjà entendu parler de pneumothorax rentre chez lui et attend le lendemain matin pour venir me voir.

L’interrogatoire fait ressortir un grippage aigu dorso-costal typique de la région D7-D8. A l’examen il ne présente aucun signe pulmonaire mais confirme le diagnostic précité.

Un dégrippage selon la technique de Pécunia le soulage immédiatement et lui permet de développer complètement sa cage thoracique.

 

Talalgie

Patiente de 34 ans venant consulter pour une douleur du talon et de la plante du pied gauche ayant débuté il y a 2 mois suite à un footing, sans traumatisme.

Elle ne peut plus poser son pied à terre, elle est en arrêt de travail, les médecins consultés lui ont prescrit IRM, scintigraphie osseuse qui n’ont révélé aucune cause visible. Elle a été traitée par antalgiques, anti-inflammatoires, infiltrations, kinésithérapie (onde de choc, cryothérapie), sans soulagement. Le dernier rhumatologue consulté lui a conseillé d’aller voir un psy.

A l’examen je lui trouve une cheville limitée en mobilité et un grippage des articulations du pied. Après une première séance de dégrippage selon les techniques de Pécunia, la patiente pose son pied à terre, peut marcher et s’accroupir. Je la revois au 5eme jour pour refaire une deuxième séance qui permet à la patiente de reprendre son travail.

 

Céphalées

céphalée mécaniquePatient de 48 ans, sans traitement de fond et aux antécédents médicaux de syndrome  anxio-dépressif se présente au cabinet pour des céphalées hémi crâniennes droites atypiques, permanentes depuis 3 semaines sans cause précise non soulagées par les antalgiques de palier 1.

L’examen clinique est strictement normal, pas de signe neurologique, pas de signe déficitaire, aucun point d’appel particulier pour un médecin généraliste. Mais pour le médecin de médecine manuelle, il présente à l’examen un grippage de la charnière occiput-c1-c2 droite.

Devant ce tableau particulier et avant de lui proposer un traitement mécanique je lui prescris par sécurité une angiographie IRM cérébrale à la recherche d’un phénomène de masse, d’une malformation cérébrale vasculaire etc… En attendant de le revoir, je lui prescris un antalgique de palier 2.

Le patient revient en consultation avec les résultats de son angio IRM qui est strictement normale.

A l’examen clinique de contrôle, il présente toujours le grippage cervical. Je lui propose le traitement selon la technique de Pécunia qu’il accepte. Je le revois pour contrôle 2 semaines après, le patient m’explique qu’il a ressenti une disparition progressive puis quasi complète de ces céphalées.

 

Une douleur peut en cacher une autre

un trainPatient de 31 ans, restaurateur travaillant beaucoup, vient consulter pour une douleur dans le poignet gauche, le gênant pour porter les assiettes et toute charge même légère.

Il fait beaucoup d’efforts physiques et n’a aucun souvenir de traumatisme. L’examen du poignet montre uniquement une petite limitation à la base du pouce gauche, assez banale chez quelqu’un qui utilise beaucoup ses mains.

J’examine tout le membre supérieur gauche et son rachis cervical. Il présente une  limitation de la mobilité cervicale en rotation avec un blocage mécanique de la jonction entre le cou et le thorax et un conflit mécanique de la jonction entre le crâne et le cou, elle apparaît ancienne et il s’y est habitué.

Je réalise donc un traitement mécanique, selon les techniques de Pécunia, de la main, du poignet, du coude et du rachis cervical.

Je le revois  trois semaines plus tard pour faire le point. Il souffre toujours de son poignet. Par contre il a retrouvé une très bonne liberté cervicale et, à son grand étonnement, n’a pas souffert de migraines depuis que j’ai libéré sa colonne cervicale.

Il me parle de migraines anciennes, le faisant souffrir très fréquemment, au point qu’il s’est habitué à leur présence et n’en n’a même pas parlé.

Des examens complémentaires mettront en évidence des lésions des ligaments des poignets et il sera finalement opéré avec un bon résultat.

Les maux de tête, les migraines anciennes, ont disparu. Dès qu’elles réapparaissent, je reproduis une manœuvre de dégrippage du rachis cervical qui est chaque fois très efficace. En moyenne, je le vois une à deux fois par an. Il ne consomme plus de médicaments pour les maux de tête.

De façon très fréquente, des maux de tête de tous types et y compris étiquetés « migraines » sont liés à un trouble mécanique de la colonne cervicale. Il n’y a pas forcément de douleurs du cou. Il n’y a pas non plus obligatoirement le souvenir d’un traumatisme.

 

Hanche douloureuse

Patiente de 56 ans que je n’ai pas vue depuis sept ou huit ans.

Je la rencontre par hasard en faisant des courses. Elle m’annonce qu’elle doit se faire poser une prothèse de hanche la semaine suivante ayant une coxarthrose lui occasionnant des douleurs permanentes. Je la regarde marcher, se pencher, pour prendre des objets dans les rayons, tout en discutant.

Je trouve sa mobilité étonnante pour une arthrose de hanche évoluée. Je lui propose de l’examiner avec ses radiographies.

Effectivement, à la radio, elle présente une petite image d’arthrose à la partie supérieure de l’articulation de la hanche. Les lésions ne sont pas très évoluées mais néanmoins douloureuses et rendent la réalisation d’une prothèse inévitable.

A l’examen clinique la limitation de la mobilité de hanche est assez modérée, la douleur est ressentie  dans la fesse et sur le côté de la hanche, alors que la patiente l’attribue à l’articulation même. Le rachis lombaire est très raide, avec des signes de souffrance mécanique de cette zone.

Je lui propose pour faciliter la chirurgie, de dégripper son rachis lombaire, selon la technique de Pécunia, et lui préconise quelques exercices simples d’entretien de la mobilité lombaire.

Elle me rappelle le surlendemain, très étonnée car elle n’a plus mal. Je lui conseille de prendre un peu de temps avant de faire réaliser cette prothèse.

Cette histoire date de 2009, à ce jour cette patiente n’a toujours pas de prothèse de hanche. Lorsque les douleurs reviennent je libère à nouveau son rachis lombaire.

 

Plein le dos

Une jeune femme vient consulter pour une douleur dorso-lombaire chronique. Elle a déjà vu son médecin traitant, un rhumatologue, deux ostéopathes non médecins mais rien ne l’a soulagé.

Je l’examine et ne trouve pas d’anomalie importante, seulement une petite diminution de la mobilité.

Je reprends mon interrogatoire et en arrive à la conclusion que cette patiente « en a plein le dos », qu’elle ne supporte plus sa vie. Je tente de lui faire comprendre, ce qui la met en colère et elle refuse ce diagnostic, elle me dit qu’elle ne veut surtout pas aller consulter un psychothérapeute et conclue : « je ne suis pas folle ».

Je l’ai revue quelques semaines plus tard, elle m’a raconté qu’après une longue réflexion elle a suivi une psychothérapie qui lui a fait le plus grand bien.